Wallis:

Walliser Weinkartell –

Weinkartell traf Preisabsprachen Sitten In der Branche hegte man den Verdacht seit langem, neue Dokumente zeigen nun aber konkret, wie Walliser Weinhändler hinter dem Rücken des Branchenverbands mittels unerlaubter Absprachen ihre eigene Preispolitik betrieben. Beteiligt waren die sechs mächtigsten Walliser Kellereien. An einem konspirativen Treffen im September 2012 bestimmten sie per «Ehrenkonvention», wie viel sie den Winzern für Fendant, Pinot noir, Gamay und Dôle zahlten. Und an einem zweiten Treffen wollten die Weinhändler auch eine  Preisabsprache gegenüber den Grossisten beschliessen.

… und Betrug bei  AOC-Weinen? –

Im Wallis ist es möglicherweise zu einem  Betrug mit der geschützten Ursprungsbezeichnung  (AOC) bei Weinen  gekommen. Der Walliser Staatsrat  hat in vier Fällen Strafanzeige eingereicht,  wie er gestern bekannt gab.  Ziel sei es, illegalen Praktiken, die  der Weinbranche nicht nur einen  Imageschaden zufügten, sondern  auch direkte wirtschaftliche Nachteile  zur Folge hätten, ein Ende zu setzen.  Verschiedene Dienststellen im  Wallis hatten Informationen über Anzeigen  ausgetauscht, die seit 2014 individuell  bei der Staatsanwaltschaft  eingereicht worden seien. Klare Zusammenhänge  zwischen den Dossiers  liessen einen Mechanismus zur  Umgehung der AOC-Regeln vermuten.  Zu den vermeintlichen Unregelmässigkeiten  gehörten etwa falsche  Angaben im Rebberg-Register, missbräuchliche  Nutzung von Produktionsrechten,  falsche Ankündigungen  von Traubenlieferungen sowie Vermarktung  und Verkauf ausländischer  Weine unter dem Walliser AOC. (SAA)

 

Giroud aurait vendu du vin étranger sous l’AOC Valais –

Fabiano Citroni:

Le Conseil d’État valaisan a déposé  quatre plaintes pour «mettre fin à des  pratiques illégales dans le domaine  de la viticulture»

Déjà condamné pour fraude,  mais aussi escroquerie fiscale  pour avoir caché des millions au  fisc, le négociant en vins valaisan  Dominique Giroud est une fois de  plus dans le viseur de la justice.  Selon nos informations, l’encaveur  valaisan est soupçonné  d’avoir commercialisé du vin  étranger sous l’AOC Valais. Il n‘ est  pas le seul à être inquiété par la  justice. Le vigneron Cédric Flaction,  dont il est proche, l’est aussi.  Dans cette affaire, le Conseil  d’État valaisan a déposé quatre  plaintes et s’est constitué partie  civile à la procédure pénale en  janvier 2017. Mais le gouvernement  n’avait jamais médiatisé sa  démarche jusqu’à lundi. «Nous  voulons une AOC valaisanne irréprochable.  Nous ferons le ménage  pour écarter la minorité qui  triche», confie le conseiller d’État  Christophe Darbellay, chef du Département   de l’économie et de la  formation. De qui parle-t-il? Le  magistrat PDC ne souhaite pas  donner pas de noms. Quant au  communiqué du Conseil d’État, il  rappelle que «les personnes visées

 

«Nous voulons  une AOC valaisanne  irréprochable. Nous  ferons le ménage  pour écarter la  minorité qui triche»

Christophe Darbellay  Conseiller d’État valaisan

Par l’enquête sont présumées  innocentes».  «Une insulte»  Chef du Service cantonal de l’agriculture  et président du groupe de  travail «Contrôle AOC vins», Gérald  Dayer est aussi déterminé  que son magistrat de tutelle.  «Commercialiser du vin étranger  sous l’AOC Valais, c’est une insulte  aux valeurs fondamentales  du canton. L’AOC, c’est la garantie  d’une origine et d’une qualité.  En nous engageant pour punir les  tricheurs, nous montrons notre  respect pour l’immense majorité  des vignerons qui travaillent dans  les règles», explique-t-il.  Contacté, Me Alain Cottagnoud,  avocat de Cédric Flaction,  qui a racheté la cave de Chamoson  de Giroud il y a plus de dix  ans, confirme que son client a été  mis en prévention. «On lui reproche  d’avoir coupé du vin suisse  avec du vin étranger en 2011. Il le  conteste», dit l’avocat.  On aurait aimé connaître la position  de Dominique Giroud.  Mais, hier, l’encaveur, son avocat  mais aussi son communicant,  tous contactés, sont restés muets.  Ce n’est pas la première fois  que le plus connu des vignerons  valaisans est accusé d’avoir  vendu du vin étranger pour du  vin suisse. En mars 2015, l’Interprofession  de la vigne et du vin  (IVV) a porté plainte contre lui  pour concurrence déloyale. Dans  sa plainte, dont nous avons connaissance,

 

«Commercialiser  du vin étranger  sous l’AOC Valais,  c’est une insulte aux  valeurs fondamentales  du canton»

Gérald Dayer Chef du Service  cantonal de l’agriculture    

 

l’IVV relevait qu’en  2007, Vincentre SA, alors présidée  par Dominique Giroud, avait  acheté pour environ  800 000 francs de vin blanc argentin.  L’IVV se demandait si ce  vin avait été réellement commercialisé  en tant que vin étranger  Président de l’IVV, Yvan Aymon  «salue la démarche du  Conseil d’État qui saisit la justice  pour punir les quelques fraudeurs  qui portent préjudice au  domaine de la viticulture». Mais  Yvan Aymon pousse un coup de  gueule. «L’IVV a porté plainte  contre Dominique Giroud en  mars 2015. Dans notre plainte,  nous écrivions qu’il était important  que la justice agisse rapidement  pour que les protagonistes  ne puissent pas se concerter. Or,  je n’ai été entendu par la police  qu’en septembre 2017, soit deux  ans et demi après le dépôt de la  plainte. J’espère que les plaintes  du Conseil d’État vont donner un  coup d’accélérateur à notre procédure.»      

Nébuleuse 

Yvan Aymon n’est pas étonné que  Giroud ne soit pas le seul vigneron  inquiété par la justice. «Nous  avons toujours dit que l’affaire Giroud  était une nébuleuse. Selon  sa déposition à l’Administration  fédérale des contributions, Giroud  a établi pour près de 8 millions  de fausses factures au nom  d’une dizaine de caves valaisannes,  pour dépasser les limites de  production de vin fixées par la  loi.» La Cave des Cailles de Cédric  Flaction est une de ces caves. Ce  dernier a-t-il été lésé par Giroud  ou a-t-il été son complice? On ne  le sait pas encore.  Cette affaire risque d’écorner  l’image de Dominique Giroud. Il a  martelé qu’il n’avait jamais été  condamné pour ses pratiques  oenologiques. Cette information  est exacte, mais Giroud passe  sous silence le fait qu’entre 2006  et 2009, la Commission fédérale  de contrôle du commerce des  vins l’a dénoncé à quatre reprises  au chimiste cantonal pour des  coupages non autorisés. L’instance  de contrôle avait notamment  relevé que Giroud avait  coupé 72 000 litres d’OEil-de-Perdrix  du Valais AOC 2006 avec  264 litres de vin étranger.